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Troiani nel Mondo I Copti d’Egitto si sentono in pericolo
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I Copti d’Egitto si sentono in pericolo

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Ci troviamo nel quartiere popolare di Bulaq, a nord del Cairo. Il piccolo centro della Caritas è stato fondato qui nel 1960. Oggi, circa 250 uomini, donne e bambini, possono beneficiare di vari servizi sociali: cure mediche generiche e specialistiche, alfabetizzazione degli adulti, sostegno alle famiglie in difficoltà e perfino offrire lavoro per i giovani ragazzi. Questi servizi sono offerti sia ai musulmani che ai cristiani, che vivono numerosi nel quartiere. Quest’ultimo vive al ritmo dei dissapori che oppongono regolarmente cristiani e musulmani in Egitto. I Copti, sono originari dell'Alto Egitto, sono relativamente concentrati nei quartieri di Bulac, Shubra, Ain Shams, Faggala, Daher, Manshiyet Nasr, Moqqatam e Imbaba.

Imbaba è stata recentemente teatro di violenze tra mussulmani e cristiani con 12 morti e numerosi feriti gravi.

Abbiamo partecipato con la Chiesa copta ortodossa di Bulac al funerale del padre di un giovane seminarista Comboniano. Il suo corpo è stato trovato in strada. Con sentimenti di insicurezza e di minaccia, i copti subiscono regolarmente danni e distruzioni nei loro luoghi di culto. A Imbaba, ci sono le chiese di Santa - Mina e della Vergine Maria, che sono state bruciate nella notte tra il 7 e 8 maggio 2011. Il pericolo è reale e capita spesso che alcuni Imam sfruttano questa paura e predicano nelle moschee o alla TV cristiana per incoraggiare i cristiani a lasciare il paese – il loro paese - insistendo sul fatto che l'Egitto è una terra d'Islam.

In questo ultimo conflitto molti copti sono stati rinchiusi all’interno della loro chiesa, e una donna copta ha voluto convertirsi all'Islam. Locali gruppi estremisti religiosi, i salafiti, poi hanno preso la decisione di intervenire.

Alcune tensioni sono scoppiate al centro Caritas di Bulaq. Dimostrazioni di copti hanno avuto luogo anche nel centro della città, davanti all'edificio della televisione di Stato. Con persistenti dicerie e senso di tradimento, alcuni giovani cristiani affermano di voler lasciare la città per emigrare in un paese dove la libertà religiosa sarà assicurata. Tuttavia, ogni venerdì, i luoghi di culto cristiani non sono mai vuoti. Agli attentati, agli attacchi, i copti purtroppo ci sono abituati. Quest’ultimo incidente ha ravvivato le tensioni perché si è sviluppato in una particolare, delicata e transitoria situazione del paese ma la maggior parte dei copti continua tuttavia a esercitare la propria fede e a volte anche riconoscere che questo tipo di eventi violenti è molto più raro di prima...


Qui riportiamo l'articolo originale in lingua francese arrivato in redazione.

Les Coptes d'Égypte se sentent en danger

Nous nous trouvons dans le quartier populaire de Bulaq, au nord du centre-ville du Caire. Le petit centre de Caritas y a été créé en 1960. Aujourd'hui, environ 250 hommes, femmes et enfants peuvent y bénéficier de divers services sociaux : soins médicaux généraux et spécialisés, alphabétisation des adultes, soutien aux familles désœuvrées, parfois tentées de faire travailler leurs jeunes enfants. Ces services s'adressent aussi bien aux musulmans qu'aux chrétiens, nombreux à vivre dans le quartier. Ce dernier vit donc au rythme des troubles qui opposent régulièrement chrétiens et musulmans en Égypte. Les Coptes, souvent originaires de Haute-Egypte, sont relativement concentrés dans les quartiers de Bulac, Shubra, Ain Shams, Faggala, Daher, Manshiyet Nasr, le Moqqatam et Imbaba. Imbaba a d'ailleurs été le théâtre de violences meurtrières récemment, provoquant la mort de 12 personnes et causant de nombreux blessés graves. Nous avons même assisté à l'Église copte orthodoxe de Bulac aux funérailles du père d'un jeune séminariste combonien. Son corps avait été retrouvé dans la rue. Sentiments d'insécurité et de menace, les Coptes connaissent également régulièrement l'endommagement ou la destruction de leurs lieux de culte. A Imbaba, ce sont les Églises de Sainte-Mina puis de la Vierge-Marie qui ont été incendiées dans la nuit du 7 au 8 mai 2011. Si le danger est réel, il arrive que quelques imams exploitent cette peur et prêchent dans les mosquées ou à la télévision des discours hostiles aux chrétiens et les encouragent à quitter le pays – leur pays – insistant sur le fait que l'Égypte serait une terre d'islam.

A la base de ce dernier conflit, il s'agirait de la détention par les Coptes à l'intérieur de leur Église, d'une femme copte qui souhaitait se convertir à l'islam. Des groupes locaux de religieux extrémistes, les salafistes, auraient alors pris la décision d'intervenir. Du point de vue des répercussions locales, quelques tensions ont par exemple éclaté au centre Caritas de Bulaq : des femmes chrétiennes sont venues y « vider leur cœur », alors que les musulmanes étaient pointées du doigt. Des manifestations de Coptes ont eu lieu également au centre-ville, devant les bâtiments de la télévision d'Etat. Rumeurs persistantes, sentiment de trahison, certains jeunes chrétiens affirment vouloir quitter la ville, voire le pays pour émigrer dans un pays où leur liberté religieuse sera assurée. Cependant, chaque vendredi, les lieux de culte chrétiens ne désemplissent pas. Les attentats, les attaques, les Coptes y sont malheureusement habitués. Si cet incident ravive les tensions et reste particulièrement mis en lumière du fait de la situation transitoire et délicate que connaît actuellement le pays, la majorité des Coptes continuent malgré tout d'exercer leur foi et reconnaissent même parfois que ce genre d'évènements violents est beaucoup plus rare qu'auparavant...

 

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